/http%3A%2F%2Fwww.lecourrierderussie.com%2Fwp-content%2Fuploads%2Fwppa%2F662.jpg)
Opération pillage de l'URSS ou Les avaleurs (2ème partie)
Les années 1990, qui suivirent la chute de l'URSS, resteront comme une page sombre de l'histoire russe. Le récit d'Alexandre Volkov, ancien raider, ou les grandes étapes de l'opération " pillag...
Les années 1990, qui suivirent la chute de l’URSS, resteront comme une page sombre de l’histoire russe. Le récit d’Alexandre Volkov, ancien raider, ou les grandes étapes de l’opération « pillage d’un des pays les plus riches du monde ».
Le premier volet de notre article consacré aux dessous du pillage de l’URSS d’après le récit de l’ancien raider Alexandre Volkov nous avait replongés dans les dernières heures d’une Union soviétique déclinante. Où les « tchékistes » – ces agents du KGB et des services secrets retirés ou en exercice – préparaient déjà les lendemains de la chute de l’immense puissance à l’aide de fonds accumulés sur des comptes offshore dès l’époque soviétique. Des sommes qui avaient généré, à la suite des crises pétrolières mondiales, des excédents colossaux. Ces bénéfices, gérés par des opérateurs et investis aux États-Unis dans les années 1980, servirent bien, par la suite, à mettre la main sur tout le pays. Nous étions alors au milieu des années 1990, les tchékistes plaçaient leurs hommes à la tête des plus grandes entreprises du pays et organisaient un réseau de « flics » à même de garder l’œil sur leurs toutes récentes acquisitions.
À la fin des années 1990, la Russie était aux mains des services secrets. Les tchékistes dirigeaient les plus grandes entreprises du pays. Même le président était désormais des leurs : Vladimir Poutine, ancien officier du KGB. L’époque, selon les prévisions de nombreux tchékistes, devait aussi sonner la fin du « pillage ». Mais il en fut autrement.
Car les pions avec lesquels jouaient autrefois à leur guise les services secrets n’entendaient pas s’arrêter là. Les chefs d’entreprises notamment ont essayé de s’affranchir peu à peu de l’emprise du contre-espionnage russe – qui n’a eu d’autre choix que de resserrer la vis. En même temps, les « flics » – cette armée d’anciens officiers des services recrutée pour faire main basse sur les entreprises – n’avaient aucune intention de tourner la page des raids. Pour leur bonheur, il se trouvait encore en Russie, surtout en régions, beaucoup d’entreprises libres de leur contrôle. Il fallait corriger l’injustice.
Ainsi, dès 2002-2003, les tchékistes s’étaient fixé un nouvel objectif : « avaler » tout le pays. La démocratie et le caractère sauvage du marché russe constituaient des conditions optimales pour la réalisation de la première étape de leur projet dans les années 1990 – le rachat de propriété. La seconde étape nécessitait quant à elle la formation d’une nouvelle société – au sens premier du terme – qui allait être assurée par la mise en place progressive d’un capitalisme d’État..
suite sur lecourrierderussie.com