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Cultivée au Sénégal par au moins 60 % de la population, principalement utilisée dans l'alimentation, l'arachide est devenue une manne avec l'arrivée des Chinois. Dinguiraye, village du bassin ...
Dinguiraye, village du bassin arachidier sénégalais : en contrebas de la route bitumée, dans un paysage de savane parsemé d’herbes sèches et d’arbres rabougris, surgit une fabrique abritant des machines à décortiquer électriques. Elle appartient aux Chinois, nouveaux venus sur le marché. « Nous préférons vendre aux Chinois entre 250 et 260 FCFA (autour de 0,30 euro) le kilo. C’est nettement mieux que 190 FCFA », le prix fixé par l’Etat, affirme Oumar Thiam, un paysan venu vendre ses arachides. A Sanguel, un village voisin, des femmes trient les graines d’arachide en présence de superviseurs, dont des Chinois. « Interdit de filmer, de prendre des photos et de discuter avec les employées », déclare fermement un contrôleur sénégalais. « J’achète aux paysans des graines d’arachide que je décortique avant de les exporter en Chine, en Russie, en Philippines et en Malaisie », explique cependant Yang Dong, chef de l’entreprise de Sanguel. Il est un des rares Chinois acceptant de parler de son activité. L’arachide avait connu un déclin lié à une baisse de production due à un déficit pluviométrique et une chute des cours. En raison de son importance pour les huileries locales, publiques et privées, son exportation a été longtemps interdite avant la libéralisation en 2010. suite sur dna.fr