Une station d’épuration locale traite le jus de choux pour le transformer en biogaz. La quantité produite sur un an correspond à la consommation d’énergie de 1500 personnes. Et si l’avenir énergétique de l’Alsace passait par la choucroute? L’idée n’a rien d’absurde lorsque l’on sait que la région s’est déjà dotée fin 2012 d’une station d’épuration permettant de transformer le jus de choux en énergie. Conçue et construite par Degrémont et exploitée par la Lyonnaise des Eaux (groupe Suez Environnement), la station de l’Ehn a été spécialement installée sur la commune de Meistratzheim, près de Krautergersheim (Bas-Rhin), la capitale autoproclamée de la choucroute. Sur ce site pionner dans le domaine du traitement des déchets de choucroute, le jus est acheminé par camion, analysé, puis déversé dans une tour de méthanisation de 25 mètres de haut. Des bactéries dégradent les composés organiques et les transforment en biogaz. L’effluent liquide résiduel rejoint ensuite la filière de traitement des eaux usées urbaines, installée sur le même site. La matière première ne manque pas: la zone dans laquelle est installée la station concentre 70% de la production française de choucroute. «Le site peut traiter 30.000 m3 de jus de choucroute par an, soit l’équivalent de la pollution de 140.000 habitants. La production n’est pas homogène sur l’année puisqu’elle s’étale entre août et février», explique Daniel Karcher, directeur de l’entreprise régionale grand Est de Lyonnaise des Eaux. Corrosif et très chargé en composants organiques, le liquide est traité séparemment des eaux usées rejetées par les 27.000 habitants des 11 communes alentour. suite sur lefigaro.fr
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