► La crise actuelle est le symptôme d'un changement plus fondamental La crise des subprime et le krach de l'automne 2008 ont démontré que la plus grande puissance économique au monde s'est avérée ne pas être un emprunteur si fiable que cela... et il en est allé de même pour les pays européens. Nos Etats -- privés en grande partie de leur force de production mais continuant à vivre au-dessus de leurs moyens -- ont dû s'endetter... et de plus en plus auprès de ceux qui avaient suffisamment de liquidités, c'est-à-dire les émergents. En quelques années, la Chine est ainsi devenue le premier prêteur des Etats-Unis. Mais comme le rappellent les avertissements légaux des publicités pour le crédit, s'endetter engage... à rembourser ses dettes. Une réalité toute simple que les Etats semblent avoir complètement oubliée. Le discours officiel est que le crédit permet d'encourager la production et donc la croissance. La croissance favorise la consommation mais aussi les rentrées fiscales. Bref, c'est un cercle vertueux. Mais que se passe-t-il quand les rouages de ce cercle sont grippés ? Quand, par exemple, l'appareil de production a été presque entièrement délocalisé ? Ou encore quand les consommateurs, assommés par leur endettement, au chômage ou craignant pour leur niveau de vie, sont obligés de moins consommer ? C'est un cercle vicieux... et la crise actuelle en est une parfaite illustration. Pendant ce temps, les émergents ont fait leur beurre pendant les années de croissance occidentale. Enrichis par la consommation des pays riches, les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine -- mais aussi tous les autres) voient émerger une classe moyenne de plus en plus aisée... et avide de consommer. Pour eux, le cercle vertueux joue encore à plein. ► 2013, une année de mutation Tous ces changements, nous les surveillons et les commentons jour après jour dans La Quotidienne d'Agora. L'économie n'est pas une science exacte... pas plus que les prévisions -- qu'il s'agisse des nôtres ou de celles de la presse grand public -- ne sont gravées dans le marbre. A mesure que la situation évolue, les pays s'adaptent, parfois dans la douleur (comme la Grèce), parfois avec de bonnes surprises (comme les Etats-Unis, qui connaissent un début de renouveau industriel inattendu)... et la donne change sans cesse. Nous serons là pour vous aider à y voir plus clair, à détecter les opportunités qui naissent de ces bouleversements, mais aussi à vous protéger. Nous considérons que 2013 sera une année de mutation. La crise économique n'est pas finie ; malgré les assurances des autorités européennes et le recours à la planche à billets, le problème de la dette souveraine est loin d'être réglé -- surtout en France. Des heures sombres sont à prévoir. Sortie de certains pays de la Zone euro, mort de la monnaie unique, hyperinflation, fin du règne du dollar en tant qu'étalon monétaire international... tout cela pourrait arriver dans les mois qui viennent. Si tout cela vous semble sinistre, pardonnez-moi : notre but est simplement de voir la réalité en face, pour mieux s'y préparer. Nous sommes par ailleurs convaincus que ces crises constituent surtout un terreau fertile, où germent de nouvelles pistes de croissance. Une fois la situation assainie, un investisseur qui se sera bien positionné dès maintenant pourrait voir des résultats spectaculaires gonfler son portefeuille. ► Mais comment faire ? A la Quotidienne d'Agora, nous ne prétendons pas détenir l'unique vérité. Mais nous avons conçu un plan -- et nous nous y tenons jour après jour, pour garder le cap malgré les cahots de l'économie et des marchés. Il tient en trois axes : - Etape 1 : mettre en place une stratégie de couverture et de protection solide, basée notamment sur l'or (entre autres choses). L'objectif ? Traverser les difficultés actuelles grâce à des précautions concrètes, dont le but est de transformer votre épargne en une véritable forteresse anti-crise. - Etape 2 : puisque la croissance n'est pas au rendez-vous en France, nous irons la trouver ailleurs. Nous consacrerons donc régulièrement La Quotidienne à des Chroniques émergentes, qui explorent les gisements de croissance présents dans une sélection de pays triés sur le volet, et auxquels la majeure partie des investisseurs n'accorde pas un regard... pour l'instant. Mais patience : je vous en dirai plus à ce sujet dans le quatrième volet de cette série d'e-mails. - Etape 3 : investir aujourd'hui sur les stars de demain. Informatique, nouvelles technologies, biotech... alors même que vous lisez ces lignes, partout dans le monde, des sociétés encore inconnues développent les innovations qui changeront notre vie demain. C'est comme ça que Microsoft a commencé -- et nous espérons bien vous aider à trouver son successeur ! Nous surveillerons notamment de très près le secteur des télécommunications. A La Quotidienne d'Agora, nous voulons vous démontrer que sécurité et protection ne riment pas avec immobilisme... et qu'investir hors des sentiers battus ne revient pas à prendre des risques sans discernement. La période actuelle est agitée, certes, mais elle pourrait aussi déboucher sur des profits considérables pour ceux qui ont la bonne information au bon moment.